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Vendredi 26/04/2013, 12:08
Au "royaume" de Port-Bouët à Abidjan, la "reine" se nomme Aka Anghui (BIO-PORTRAIT)
Par Serge Alain KOFFI

Si la commune abidjanaise de Port-Bouët (sud) était un royaume, son maire, Hortense Aka Anghui, 80 ans, réélue dimanche dernier pour un sixième mandat de cinq ans, en serait la reine.

Mme Aka Anghui

 

A chaque élection les observateurs l’ont dit en perte de vitesse, mais les résultats définitifs leur ont toujours donné tort. Pourtant rien ne prédestinait  la fille de Gabriel Dadié, ancien compagnon de lutte du premier président ivoirien Félix Houphouët Boigny, à une telle longévité à la tête de la commune de Port-bouet.

 

Dimanche, lors des dernières élections municipales organisées en Côte d’Ivoire, les populations de la commune l’ont réélue avec 64, 30% des suffrages contre 35, 70% pour son unique challenger Sylvestre Emmou, selon les résultats officiels proclamés par la commission électorale indépendante (CEI). Un adversaire qu’elle avait déjà battu en 2001. 

 

Originaire d’Assinie (station balnéaire à 80 km à l’est d’Abidjan), Hortense Dadié est née le 18 décembre 1933 à Agboville (79 Km au nord d’Abidjan).

 

 

Mariée à un industriel et mère de 6 enfants,  Hortense Aka Anghui  a eu un parcours scolaire brillant.

 

 

Elle entame ses études primaires à l’école Notre Dame des Apôtres d’Abidjan avant de les poursuivre au Sénégal à l’école Saint-Joseph de Cluny de Saint Louis (nord). Le cycle primaire achevé, Hortense Dadié débarque en France pour ses études secondaires au Lycée des Jeunes filles de Béziers d’où elle en sort avec le baccalauréat, Option Sciences Expérimentales.

 

 

Le précieux sésame en poche, elle s’inscrit à la faculté de pharmacie de l’Université de Paris  pour y décrocher en 1961 un doctorat d’Etat en pharmacie. De retour en Côte d’Ivoire, elle ouvre une officine dans la commune de Treichville (sud d’Abidjan) où elle est a passé son enfance.

 

 

Comme son père et son frère ainé, le célèbre écrivain Bernard Binlin Dadié ancien ministre de la Culture et de l'Information sous Houphouet-Boigny, Hortense Dadié s’oriente également vers la politique.

 

 

Ses ambitions la pousse à se faire élire député en 1965, cinq après l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté internationale. En 1980, elle est élue pour la première fois maire de Port-bouet. Dix ans après, elle renonce à la casquette de député mais conserve son poste de maire qu’elle n’a plus lâché depuis.

 

 

En 1984, Hortense Aka Anghui est nommée  présidente de l’Association des  Femmes Ivoiriennes (AFI), une organisation dont la présidence d’honneur était assurée par Mme Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, épouse du l’ancien Chef d’Etat. Deux ans après, Félix  Houphouët-Boigny, la nomme Ministre de la Promotion de la femme, dans son gouvernement.

 

 

A 80 ans et auréolée du titre honorifique de doyenne des maires de Côte d’Ivoire, la “vieille mère’’ comme l’appellent ses administrés entame un sixième mandat à la tête de la commune de Port-bouet. Son dernier ? Personne ne le sait encore.

 

 

SKO